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Mardi, 27 mars 2007
Un match nul au goût amer pour Desormiers
POUR LE TITRE CANADIEN
On pensait que Ian MacKillop avait ralenti au cours de la dernière année et que ses meilleurs rounds de boxe se trouvaient derrière lui. Erreur… il lui restait au moins 30 minutes de boxe exceptionnelle derrière les gants. Résultat, le 19 mars, devant une salle comble au Casino de Montréal, Stéphane Desormiers (15-2-1, 8 K.-O.) et Ian MacKillop (25-8-3, 16 K.-O.) se sont livré un combat nul, laissant ainsi encore vacant le titre canadien des 154 livres.
Joël Tripp
Les deux pugilistes se sont livré une guerre de tranchées pendant 10 rounds, s’ébranlant tour à tour dans un affrontement épique, qui sera certainement en lice pour le combat de l’année 2007.
Un début explosif
Desormiers s’est amené dans le ring vêtu d’un tout nouvel uniforme arborant les logos de ses nouveaux commanditaires. Le match commence plutôt bien pour le Terrebonnien, car dès le premier round, il lance un crochet qui envoie MacKillop au tapis. Gonflé à bloc, votre humble journaliste est mitigé entre le désir que son boxeur préféré en finisse au plus tôt avec son adversaire, et la tristesse de voir la carrière de MacKillop, un bon ami de Desormiers, se terminer d’aussi désolante et abrupte façon…
Mais, à la boxe, il n’existe de place ni pour la compassion ni pour l’amitié! Et MacKillop se charge de nous le rappeler en ébranlant Stéphane dès le deuxième assaut. Pourchassé par MacKillop qui veut terminer ce combat sur-le-champ, il essuie une rafale de coups de poing qui le pousse à ses derniers retranchements. Les deux mains derrière les gants, Desormiers attend que son "ami" ait terminé de lui montrer son affection. Dans la tourmente, Stéphane, sérieusement ébranlé, envoie un crochet de gauche qui expédie à nouveau son opposant au plancher. L’arbitre rate la scène et croit à une simple glissade de MacKillop, alors aucun point ne lui est enlevé! Et c’est dommage, car ce seul petit point aurait transformé le combat nul en victoire pour le Terrebonnien…
Au quatrième round, âprement disputé par les deux belligérants, Stéphane s’impose et expédie une nouvelle fois son adversaire au plancher pour le compte de huit. Mais le Néo-Écossais se relève et parvient à terminer la reprise sur ses deux jambes.
Une fin difficile
À mi-chemin dans le combat, Stéphane s’est forgé une confortable avance (à cause des deux chutes au plancher), et seul un redressement spectaculaire peut permettre à son adversaire de l’emporter aux points : MacKillop doit gagner les cinq derniers rounds et espérer au mieux une nulle. Fort d’une expérience de 36 combats, il déploie toutes les ruses possibles et parvient de façon indescriptible à dominer un Desormiers en nette perte d’énergie en deuxième partie de combat.
À l’annonce du verdict, Desormiers plie l’échine de déception; MacKillop, lui, saute de joie. Pour l’un, le verdict nul a des allures de défaite; pour l’autre, des allures de victoire. La ceinture demeure vacante, mais parions que le Groupe Yvon Michel, promoteur de l’événement, sera tenté de mettre sur pied, en mai ou en juin, un deuxième affrontement entre Desormiers et MacKillop, étant donné le spectacle électrisant que ces gladiateurs ont offert. "Je veux un combat revanche le plus vite possible! On a donné un bon show et je crois qu’on mérite de s’affronter de nouveau dans un très proche avenir. Il m’a donné du fil à retordre… MacKillop a un style échevelé, il est imprévisible et très difficile à boxer. Plusieurs personnes l’ont sous-estimé à tort, car il était prêt : il a respecté son plan de match à la lettre et il affichait une condition physique remarquable. Dans deux semaines, je retourne à l’entraînement et j’ai des choses à travailler…" nous a confié Stéphane au lendemain de son affrontement.
Merci aux commanditaires
En terminant, Stéphane aimerait remercier ses commanditaires qui lui permettent de consacrer un nombre incalculable d’heures à son entraînement : l’imprimerie Litho Mille-Îles, le centre de conditionnement physique O’GYM de Mascouche et l’entrepreneur en construction Patrick Major.
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Mercredi, 16 mai 2007
Le festival du crochet
Stéphane Desormiers (16-2-1, 9 K.-O.) montait entre les câbles pour son 19e rendez-vous professionnel, le 12 mai, au Casino de Montréal. Il était confronté à Jimmy Leblanc (11-13-4, 3 K.-O.) dans un combat qui ne devait constituer rien d’autre qu’une remise en forme pour notre vedette locale.
Joël Tripp
Début timide
Le premier round montre un Desormiers plutôt tranquille, round pendant lequel il se contente d’étudier son adversaire, qui se débrouille merveilleusement bien dans les circonstances. Jimmy "The Dream " Leblanc se permet même d’atteindre solidement Stéphane à quelques occasions à l’aide de sa longue portée et de déplacements habiles qui surprennent le Terrebonnien : "Je ne m’attendais pas à ce qu’il se déplace aussi bien. J’ai étudié la situation et j’ai tenté de lui couper le ring, mais sans trop de succès au premier round", nous a-t-il confié quelques minutes après le combat.
Au deuxième engagement d’un combat prévu pour huit, le rêve se termine pour l’Américain, car Stéphane se veut beaucoup plus incisif dans ses attaques : le rythme et la puissance augmentent, et l’énergie de l’étasunien semble se volatiliser.
Le cauchemar
Le troisième round ne constitue ni plus ni moins qu’un bombardement et, par le fait même, le début d’un cauchemar pour Leblanc. Desormiers écoute les conseils de son entraîneur, Howard Grant, et attaque son adversaire au corps : celui-ci grimace une première fois. Comme un requin qui renifle l’odeur du sang, Stéphane se rue sur son adversaire et, à l’aide de crochets au corps, l’envoie au tapis une première fois pour le compte de huit.
Le jeune homme originaire du Massachusetts se remet bravement sur ses pieds, bien que des rictus de douleur lui animent le visage. Desormiers en remet et s’acharne sur le flanc gauche de son opposant : une deuxième chute au plancher s’ensuit. Dans la foule, un murmure se fait entendre; on ne donne plus cher de la peau de l’Américain, qui, semble-t-il ne s’est pas déplacé jusqu’au Québec que pour récolter son chèque de paye. Pour une deuxième fois, il se relève, mais Stéphane le poursuivra comme un fauve avec des crochets dans les côtes jusqu’à ce que l’arbitre mette fin au combat en vertu du règlement des trois chutes au plancher, avec quatre secondes à faire au troisième round.
"Je dois féliciter mon adversaire, qui a connu un bon début de combat et qui a continué à se battre même s’il avait des côtes fêlées. Une mise hors de combat avec des crochets au corps, c’est moins spectaculaire, mais c’est la victoire qui compte!"
Au micro
À la fin du combat, Stéphane a pris le micro et en a profité pour remercier ses commanditaires de la région de Terrebonne qui s’étaient déplacés au casino pour l’encourager. Il n’a eu que de bons mots pour le président de l’imprimerie Litho Mille-Îles, Gerry Bonneau, et il a souligné son nouveau partenariat avec les Entreprises Séguin et fils.
D’ailleurs, si vous désirez vous associer au nom de Stéphane Desormiers, ou si vous êtes un fan et que vous voulez acheter des billets pour son prochain combat, qui aura lieu le 8 juin au stade Uniprix du parc Jarry, dans le cadre du Gala Grand-Prix II, vous pouvez le contacter personnellement au desormierss@videotron.ca.
Mercredi, 13 juin 2007
Un combat « chaudement » disputé
Stéphane Desormiers de Terrebonne (17-2-1, 10 K.-O.) a livré son 20e combat professionnel contre Jesus Ortega (12-17-0, 8 K.-O.) dans le cadre du gala de boxe Grand-Prix présenté par le Groupe Yvon Michel, le 8 juin au stade Uniprix du parc Jarry.
Joël Tripp
Il faisait chaud pour la tenue de ce gala en plein air : le soleil, l’humidité et les projecteurs ont transformé l’arène en un véritable four pour les deux pugilistes, et pour votre humble photographe… Néanmoins, on peut voir Ortega qui s’amène. Nul doute, il possède un sérieux avantage : aucune goutte de sueur ne perle sur son corps! Dans le cas de Desormiers, il nous le confiera plus tard, la situation est tout autre : "Dans la chambre, je suais déjà à grosses gouttes. Quand j’ai mis les pieds dans le stade et dans le ring, avec les projecteurs, c’était encore pire. Mais c’est agréable de se battre à l’extérieur, c’est toujours magique, même si on boxe dans des conditions extrêmes."
La première reprise nous montre un Mexicain très en forme. Un "uppercut" rappelle même à notre vedette locale que Explosivo n’a pas fait un si long voyage pour vendre sa peau si peu chèrement. Stéphane est ébranlé! Dans les secondes qui suivent, les deux belligérants s’échangent des coups d’assommoir : Ortega sent le match à sa portée et ouvre les valves; Desormiers ne veut surtout pas s’en laisser imposer et sort les crochets des deux bras. Le reste du round est plutôt partagé : "Je savais qu’il avait un bon "uppercut", mais je me suis fait surprendre. C’est ça, la boxe. Les Mexicains, ce sont des durs et ils sont toujours là pour se battre. Pendant quelques secondes, j’ai été sonné, mais je savais que s’il continuait à s’ouvrir comme ça, je finirais par le pincer, moi aussi!"
Au deuxième assaut, Stéphane touche solidement la cible, de sorte qu’il force Ortega à adopter un style nettement plus fuyant. Des combinaisons ponctuées de coups au corps envoient le Mexicain deux fois au tapis pendant le troisième engagement : la deuxième rafale lui est fatale, et l’arbitre arrête le combat à 1 min. 49 sec. : "Je sentais que mes mains étaient rapides et que mes coups faisaient du dégât. J’étais très détendu, même après mes ennuis du premier round. J’ai visionné son dernier combat et je savais qu’il était vulnérable au corps : il en a payé le prix."
Adrienne!
Après son combat, Stéphane s’est approprié le micro pour remercier ses nombreux commanditaires : Gerry Bonneau de Litho Mille-Îles, Paul Tremblay, des Entreprises Séguin et fils, et Théo Dumais, promoteur immobilier du Domaine Grande-Vallée près de Chertsey.
Il nous réservait cependant une petite surprise : avec certes plus d’élégance que Rocky, il s'est adressé à sa conjointe, Karine Barette, qui prenait place dans les estrades et l’a demandée en mariage, à la surprise générale. Évidemment, elle a accepté. Suis-je invité?
Un gala à Terrebonne
Stéphane compte approcher le Groupe Yvon Michel pour l’organisation d’un gala de boxe professionnelle à Terrebonne au mois de septembre. On pourrait y voir Desormiers confronté à Gareth Sutherland pour la ceinture canadienne des 154 livres. Cette ceinture, il la veut depuis longtemps et il aimerait bien concrétiser ses ambitions dans la ville qui l’appuie depuis toujours. Comme lieu éventuel, on parlerait du complexe gymnique et aquatique, qui est dans sa phase finale de construction.
Toute entreprise qui désire s’associer à Stéphane Desormiers peut le contacter à desormierss@videotron.ca.
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